Académie Pontificale pour la Vie
L'embryon humain dans la phase préimplantatoire
Aspects scientifiques et considérations bioéthiques
"il n'est plus possible de laisser place au présupposé selon lequel l'embryon précoce ne serait qu'un tas indistinct de cellules"( revue Nature 202, n°415, 15)
Se pose la question de l'opportunité de techniques de reproduction AMP (ISCI) qui risquent de perturber les processus qui régissent l'établissement des axes corporels
les scientifiques ne devraient plus l'appeler embryon qu'une fois implanté, nidé dans l'utérus: 14è jour , mais bien dès l'apparition du zygote
Jour 1 :
1è mitose (division du noyau humain en 2 noyaux ou blastomères)
"l'orientation de la 2è division influe le destin des cellules qui en dérivent: d'un des 2 blastomères dérivent de façon majoritaire ( en rouge) les cellules précurseurs du futur embryon, de l'autre celles des annexes embryonnaires (en bleu) comme le placenta"

Jour 2 :les embryons ont terminé d’effectuer les premières divisions et ont 2-4 cellules, appelées blastomères.
Jour 3 : l'embryon de 6-8 blastomères montre ses propres gènes, ses besoins énergétiques évoluent peu à peu
Jour 4 : l’embryon se trouve en stade de morula et à l’état compact.
le test génétique effectué sur l'embryon (DPI) au cours du quel 2 cellules sont prélevées sur l'embryon de 8 cellules sont très préoccupantes eu égard à l'incidence du développement ultérieur de l'embryon destin de chacune d'elles
Jours 5 et 6: l’embryon atteint le stade de blastocyte.
A cette étape il a de bonnes caractéristiques morphologiques pour pouvoir s’implanter.
Les questions posées (en rouge ci-dessus) dévoilent les effets nuisibles des techniques de PMA qui s'introduisent dans le développement précoce de l'embryon (ISCI, DPI), au delà du fait que le taux de déchets d'embryons PMA conçus est impressionnant (95%: voir commentaires dans ://bioethiquecatholique.blogspot.fr/p/neuvaine-saint-joseph.html)
La question est également posée dans le cadre des manipulations génétiques mettant en oeuvre les modifications de l'ADN qui composent le noyau humain (Crisp-ca9) et opèrent même des mutations génétiques
Commentaires provenant des argumentations pour ou contre la PMA sur le site en ligne CCNE:
RépondreSupprimerl’embryon et le clone humain sans projet parental est traité comme un amas de cellule: résultat du déni de son animation (immédiate)
Jonathan Weaver 21 février 2018 à 20:15
L'humain n'a rien de sacré, il s'agit d'un concept religieux. Nous ne sommes que des êtres vivants comme les animaux, ni plus ni moins. Nous sommes constitués d'atomes, particules non vivantes, non pensantes, et c'est tout. Il n'y a rien qui n'est pas constitué d'atomes. Rien de sacré là-dedans.
@ brigitte : "notre âme quitte notre corps à notre mort" , elle est où la preuve ? L'énergie est matérielle, comme toute chose dans l'univers.
@ azais répond à ce point de vue purement mécaniste (moniste) de l’être humain au moins au niveau embryonnaire
L'embryon n'est pas qu'un amas de cellules ... et d'atomes . La longueur de ses éléments élémentaires mis bout a bout donnerait une ligne de la terre au soleil pour son premier noyau embryonnaire ... ce qui est déjà remarquablement autre chose qu'un "amas " in- forme : sinon on est dans le monisme, une erreur de la pensée humaine . Il y a donc bien une forme .En Philosophie c'est la forme qui est première sur la matière et l'anime : l’âme est la forme du corps dit Platon (et Aristote aussi ) 2 philosophes païens ... L'âme n'a donc rien de religieux . Le caractère sacré vient de ce que cette âme (psuke en grec ) est elle même associée à quelque chose qui lui est substantiel et qu’Aristote appelle pneuma (souffle), ou esprit: sans cette découverte il y aurait réduction de la personne a une vision dualiste de son être . La métaphysique (philosophie réaliste ou première) a trouvé - et cela est irréfutable par la démonstration de raison ( à moins que vous pensiez que l'homme n'est pas doué de raison ) - que cet esprit subsiste au delà du corps : de là (comme l'avait dit par un autre raisonnement inductif , Platon qui n'était pas allé aussi loin que Aristote ) donc au delà de la mort : l'âme spirituelle est immortelle . Des puissances de cette âme continuent donc d'opérer en absence des 5 sens après la mort . Tout ça pour dire que, une fois qu'il existe, l'embryon subsiste à ceux que vous dites, à tord, n'être un amas de cellules . Pour conclure : le caractère sacré vient de cette immortalité ( même si immortalité et éternité ne sont pas la même chose: le second faisant référence à l'Etre premier pour les grecs païens à Dieu pour les croyants en l'existence de Dieu) ou subsistance ou dépassement du corps : l'être vaut plus et dépasse la vie
C'est sur ce qualificatif de sacré d'ailleurs qu'est fondée la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ... et sinon l'homme ne serait pas plus respectable qu'un animal ou même un végétal .... Là on serait mal parti avec des arguments comme celui là
(suite commentaire précédant )
RépondreSupprimernicolas-p médecin donne aussi son argumentation sur le, plan biologique; 19 février 2018 12:08 il faut INTERDIRE toute recherche, des ALTERNATIVES existent
Il est biologiquement faux de dire qu’un embryon est un tissu ou un amas de cellules. C’est un être vivant, organisé, complet en cours de développement et humain .
Les publications scientifiques internationales (telles que JAMA) sur le niveau de perception de la douleur lié au niveau de conscience démontrent scientifiquement la souffrance perçue du fœtus qui est le reflet de la conscience et de la perception ce qui en fait un être humain doué de sensibilité et exprimant la douleur. C’est un fait établi. Le fœtus et l'embryon n’étant que des dénominations différentes d'une unique réalité: l'être humain.
La dichotomie embryon fœtus est arbitraire et ne repose que sur la complétude des organes sans aucun élément ni aucune possibilité scientifique de mesurer son état de conscience, son niveau de perception avant 20semaines et donc de préciser son « niveau d’humanité ». Il est objectivement impossible de nier la sensibilité potentielle de l’embryon donc une conscience trait de la personne humaine. Jusqu’à preuve scientifique du contraire, il est donc une personne humain.il faut interdire toute recherche sur l'embryon d'autant qu'il existe des alternatives avec la recherche sur les cellules souche adultes (simple prélèvement de tissus)
bmaroy 18 février 2018 à 19:41
Les découvertes récentes sur la sensibilité des organismes sans système nerveux doit rendre très prudent avant de fixer une limite avant laquelle l'embryon ne doit pas être considéré comme une personne vivante.